un Gentil Organisateur qui ne fut pas gentil
4/11/2009
Dans un Club Med
Il dit avoir été abusé sexuellement par un G.O.
Les vacances dans le Sud d’un homme de 33 ans de Québec se sont transformées en véritable cauchemar. Ce dernier affirme avoir été drogué au GHB et abusé sexuellement, au début d’octobre, par un réceptionniste du Club Med des îles Turques-et-Caïques, dans les Caraïbes.
Sébastien (prénom fictif) croyait vivre des vacances paradisiaques dans ce coin du monde qui se trouve au sud-est des Bahamas et où l’océan Atlantique prend une magnifique couleur turquoise.
Il a cependant dû rapidement déchanter à la suite d’une mésaventure qu’il n’est pas prêt d’oublier. «Au deuxième soir de mon arrivée, le réceptionniste mexicain me cruisait incessamment au bar. Je lui ai clairement dit que je n’étais pas intéressé et lui ai précisé que je ne suis ni homosexuel ni bisexuel, mais il a continué. J’ai su par la suite qu’il m’a suivi à la trace durant toute la soirée, y compris quand j’allais aux toilettes.»
Après avoir passé une soirée au bar au cours de laquelle il a bu quelques verres de rhum and Coke, le jeune homme de Québec jure être rentré tout seul dans sa chambre en titubant. «Pourtant, je suis un gars habitué des bars. Je n’étais pas ivre et je n’avais pas mélangé d’alcools. Je suis certain qu’il m’a mis du GHB (la drogue du viol) dans mon verre.»
La suite de l’histoire est plutôt nébuleuse. Sébastien soutient s’être soudainement réveillé dans son lit avec le réceptionniste nu sur lui. «Il a pris le double de mes clefs pour venir me rejoindre dans ma chambre une fois que j’étais couché, pense-t-il. Je ne réalisais pas vraiment ce qui se passait, mais j’ai eu le temps de le repousser et de lui crier de sortir.»
«Transformer en gai»
Admettant «qu’une partie de la soirée (lui) manque à cause de la drogue», Sébastien rapporte qu’il «se sentait mal au lendemain de l’événement et qu’il y avait du vomi partout dans la chambre. C’était comme un cauchemar. En reconstituant l’histoire plus tard, j’ai su que le réceptionniste avait dit à des gens assis au bar que c’est ce soir-là qu’il allait me transformer en gai.»
Sébastien a rencontré l’infirmière du Club Med et un médecin. Il a ensuite déposé une plainte à la police de l’endroit. Pour des raisons nébuleuses, il n’a jamais reçu les résultats des analyses de sang et d’urine qui auraient pu prouver, selon ses dires, l’existence du GHB dans son corps. «Ils m’ont dit que l’échantillon devait être envoyé à Miami, mais que le bouchon pour le flacon d’urine n’était pas le bon», a-t-il rapporté, visiblement peu convaincu de cette explication.
Aux dernières nouvelles, aucune accusation n’a été portée contre le réceptionniste qui travaillerait encore dans le même Club Med. L’enquête policière est toujours en cours.
Informée de la situation, Christine Dicaire, directrice marketing et communications pour Club Med Canada, a lâché que «la sécurité des usagers est notre priorité. Le cas dont vous me parlez est sous investigation».
Porter plainte par principe
«Je connais quelques filles qui ont subi des agressions sexuelles. Chaque fois, je les poussais pour qu’elles portent plainte. Je n’aurais jamais cru que cela m’arriverait un jour. Comme c’est le cas, j’ai choisi de parler par respect pour mes principes et pour que cet individu ne s’en prenne pas à d’autres.»
Même si on lui a garanti l’anonymat, le jeune homme a hésité avant de faire sa sortie semi-publique dans le Journal de Québec. «Je tourne ça en joke quand j’en parle à des amis proches, mais ce n’est pas drôle», a-t-il fait savoir.
Ses démarches auprès des autorités locales lui ont montré les difficultés inhérentes à ce type d’aveux. «C’est pas du tout le fun. Tu dois tout raconter et répéter en détail. C’est horrible.»
L’homme, qui séjournait pour la quatrième fois dans un Club Med, déplore que la direction de la chaîne hôtelière ait «pris (son) histoire à la légère et tenté de minimiser l’affaire». Il n’a cependant que de bons mots pour plusieurs employés et vacanciers qui lui sont spontanément venus en aide.
Au bout de cinq jours au Club Med, Sébastien a obtenu de changer d’hôtel pour sa deuxième semaine de vacances. Il réclame au Club Med le remboursement de l’intégralité des frais encourus lors de son séjour gâché.
Source Canoë infos
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